Vigneron Richard Leroy

Après des études en sciences éco, Richard Leroy file s’installer en Allemagne. Sa femme Sophie y tient une boutique de produits français, dont quelques bouteilles de vins. Le futur vigneron donne la main à la patte pour faire tourner le..
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Richard Leroy
Vallée de la Loire
Bellevigne-en-Layon
chenin
3 ha
On vous parle de ce domaine

Après des études en sciences éco, Richard Leroy file s’installer en Allemagne. Sa femme Sophie y tient une boutique de produits français, dont quelques bouteilles de vins. Le futur vigneron donne la main à la patte pour faire tourner le petit business. Tout roule. Sauf que Richard se pose des questions sur la suite à donner à cette aventure et se voit bien aller à Paris pour découvrir les clubs de dégustations. En 1980, il s’y installe et goûte des grands vins, des vins étrangers ou des crus plus modestes avec la même curiosité. La dégustations devient son dada. Ils rencontrent du monde, des grandes familles de vignerons, bourguignonne pour la majorité. Ces échanges l’amène à avoir une envie folle : partir à la recherche d’un domaine à exploiter. Pas simple, les prix sont repoussants jusqu’au jour où il entame des recherches dans les coteaux du Layon. Avec l’aide de quelques vignerons, il part à la pêche aux informations pour trouver les meilleurs terroirs du coin. --- Contre toute attente, son choix se porte sur des parcelles situées à Rablay-sur-Layon, un peu moins de 3ha répartis sur deux parcelles : les Noëls de Montbenault, sur le haut du coteau surplombant le Layon fait 2 hectares, le sol est peu profond et regorge de roche volcanique de type rhyolite. Son exposition est plein sud et sa situation est venteuse ce qui a un grand intérêt pour sécher les raisins tout au long de l'année et ainsi éviter les maladies. Le Clos des Rouliers fait quand à lui 0,70 ares et se trouve en bas de coteau, le type de sol est sensiblement le même mais le vent y est moins présent. Richard Leroy sent que ces terroirs n’ont rien à envier aux grandes appellations locales. Dès le début, les produits chimiques sont bannis, les vignes sont labourées et le travail manuel qu’effectue le néo-vigneron est colossal. Richard Leroy pense produire des liquoreux mais se retrouve vite confronté à un dilemme par rapport au soufre. Les vins avec sucres résiduels sont quasi impossible à produire sans l’usage de SO2. Il teste alors le chenin sec dans son garage, reconverti en cave et c’est le déclic ! --- Il sélectionne le meilleur de ses vignes et année après année, ses cuvées sont appréciées. Depuis 2008, Richard Leroy a décidé de déclassser ses cuvées en vins de France, sortant volontairement de l’appellation, fatigué des guerres interminables d’agréments et d’autorisations administratives. Trois plus tard, un peu malgré lui, le vigneron devient la vedette d’une bande dessinée d’Etienne Davodeau “Les Ignorants”. C’est un succès. Il reçoit des appels chez lui du monde entier pour acheter ses vins, le féliciter. Un épisode qui le dépasse un peu mais qui a permis à des milliers de personnes de découvrir son travail, sa philosophie et sa personnalité. Les vins de Richard Leroy offrent le meilleur de leur terroir, en s’exprimant avec classe, minéralité, salinité, droiture. En quantité malheureusement trop limitée, il s’agit ici bel et bien d’un grand vigneron.

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